Génèse

Comment arrive-t-on à ouvrir un site, qui parle de l’auto-édition de livres qu’on a soi-même écrit ?

Tout a commencé par une première nouvelle, écrite juste « pour voir » si je pouvais faire un petit roman. Pouvais-je écrire tout un récit, aller au bout, avoir une histoire qui se tient, une histoire qui se lit. Même plus qui se lit à voix haute, pour un petit bonhomme.

C’est parti de là. Après plusieurs soirées à cogiter puis à écrire, une première version émerge. Plusieurs relectures et corrections plus tard, je me jette à l’eau et je tente de la conter à mon fils. Je le tiens 2 soirs sur la première aventure. Il aura suivi jusqu’au bout même si c’est un peu compliqué pour son âge et qu’il n’y a pas d’illustrations.

Même scénario avec les neveux. Alors, on serait enclin à penser que c’est la famille, et qu’ils sont conciliants. Maintenant avant 5 ans, l’attention n’est pas si facile à capter et à conserver. Bref, j’ai envie de croire que ça leur a plu. Et puis, n’ai je pas évoqué 3 dragons dans la première histoire ? Ai-je prémédité ainsi l’écriture de 2 autres tomes ?

Honnêtement : pas vraiment. On ne peut pas laisser un personnage en ermite, surtout dans une histoire pour enfants. J’ai ajouté les congénères pour enrichir l’univers. Mais c’est une aubaine et de nombreux mois plus tard, je décide de faire des histoires complémentaires. Je dois reconnaître que trouver l’amorce des autres histoires n’a pas été facile, et l’inspiration mit du temps à venir.

Si le premier roman était envoyé sur une liseuse pour une lecture commode, la perspective d’avoir 3 petites histoires m’a donné envie de les partager, de les voir imprimées. Et curieux comme je suis, je voulais tester l’auto-édition Amazon.

Démarre alors un projet non moins complexe : se procurer des illustrations originales, concevoir des couvertures qui donnent envie. Tout ceci est confié à des spécialistes. Moi, je découvre le combat de la mise en page, la gestion de mes versions (où j’ai envoyé pour impression mon exemplaire non corrigé, quelle idée de l’avoir gardée aussi), le système de publication.

Et refaire la mise en page, car finalement une page auteur c’est sympa. Argh, relancer le manuscrit car la page est sur le verso, mais sur les autres livres au recto. J’en passe et des meilleures : quand on découvre l’éventail d’ajustements que l’on peut apporter, c’est effrayant. En même temps, ça s’appelle l’expérience.

Néanmoins, 3 ans après les premières lettres frappées au clavier, les versions finales sont prêtes. Des couvertures soignées, des illustrations uniques, une mise en page maîtrisée : ça y est je peux vendre sur internet !

Enfin, pour l’instant, c’est moi qui paye ! Je les offre aux enfants de mon entourage… Mais c’est important. Qui mieux que des enfants pour juger de l’intérêt de mes histoires ?

Peut-être que dans un prochain article je pourrais partager le résultat de mes ventes et l’impact de mes campagnes de promotion. Mais pour l’instant, je vais plutôt faire la somme de mes investissements

Voilà donc pourquoi j’ai lancé ce site : pour partager l’histoire de ce projet, peut-être aussi pour me souvenir de ce que j’ai voulu faire. Qui sait, je pourrais même annoncer des suites ou d’autres projets ! Qu’aimeriez-vous lire ici ?

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